Un cafard dans une cuisine de restaurant n'est pas seulement un problème d'hygiène : c'est un point du guide d'autocontrôle que l'AFSCA vérifie lors de ses contrôles. Voici ce qui est attendu, et comment y répondre sans en faire une montagne.
Ce que dit l'autocontrôle
Tout opérateur du secteur alimentaire en Belgique doit disposer d'un système d'autocontrôle basé sur les principes HACCP. Parmi les bonnes pratiques d'hygiène qu'il couvre figure la lutte contre les nuisibles : l'établissement doit démontrer qu'il prévient, surveille et traite la présence de rongeurs et d'insectes.
Ce que le contrôleur regarde concrètement
- Un plan de l'établissement avec l'emplacement des postes d'appâtage et des pièges à insectes, numérotés.
- Les fiches de données de sécurité et les autorisations belges des produits utilisés.
- Un registre des passages : date, postes contrôlés, constats, actions.
- Les actions correctives prises quand un problème a été constaté, et leur date.
- L'absence de signes visibles : déjections, insectes morts, traces de rongeurs dans les réserves.
Faire soi-même ou confier ?
Rien n'oblige à passer par un prestataire. Mais tenir un registre à jour, connaître les produits autorisés et leurs conditions d'emploi, poser des postes aux bons endroits et les contrôler tous les mois, c'est un métier. C'est exactement ce que couvre un contrat de surveillance : le dispositif, le registre, les passages, et une intervention prioritaire si un cafard se montre entre deux visites.
Un cafard a été vu : que faire aujourd'hui ?
- Ne pas pulvériser d'aérosol : les blattes se dispersent vers les locaux voisins et le traitement devient plus long.
- Noter la date, le lieu et ce qui a été vu.
- Nous appeler : on inspecte, on traite au gel appât après le service, et on vous remet un rapport daté. Si un contrôle survient, vous montrez que vous avez agi le jour même.
Un établissement avec un plan tenu à jour n'a pas peur d'un contrôle. C'est toute la différence entre subir les nuisibles et les surveiller.